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MARRAKECH, PATRIMOINE  CULTUREL

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Le monde d’aujourd’hui change à une grande vitesse et ce changement rapide se fait à tous les niveaux, à cause d’une mondialisation imposée. Cependant, cette dernière vit une sorte d’unification, une prise de conscience récente liée souvent à une quête identitaire,  qui se manifeste aujourd’hui dans la société marocaine et qui est actuellement à la recherche d’expériences, mettant en avant la participation des citoyens pour la réappropriation de leurs centres historiques. Il appartient en effet, aux acteurs marocains d’imaginer et de construire leurs  espaces à vivre de demain et d’inventer des solutions pour préserver ces noyaux historiques, tout en assurant un cadre de vie agréable pour les futures générations intégrant le confort et les améliorations de la modernité.

Maintenant, nos jeunes doivent faire des recherches approfondies concernant le patrimoine et l’héritage culturel qui joue un rôle crucial dans les progrès des nations. C’est pour cela il faut sensibiliser nos citoyens à creuser dans ce genre de patrimoine matériel et immatériel. En vue d’améliorer notre curricula pédagogique et mes pratiques journalistiques en tant qu’étudiant au master (MPM),  durant mes séjours à Marrakech, j’ai saisi l’occasion d’écrire sur des sites historiques de la ville de Marrakech à savoir, la place Jamaâ El Fna, le pavillon de la Ménara et la Koutoubia (Mosquée et minaret).

La place Jamaâ El Fna est un patrimoine immatériel vivant.  Elle constitue le trait d’union entre les principaux quartiers de la Medina, la Kasbah et le Mellah. Elle fut d’abord le lien des fantasias et des exécutions publiques des sentences, prononcées à l’encontre des agitateurs et des séditieux.  Certains historiens considèrent que le nom de Jamaâ (mosquée) El Fna  (esplanade) résulte de l’existence d’une mosquée dans l’esplanade située devant la Palais  Almoravide dont les vestiges furent découverts dans les environs de la Koutoubia. Mes très probablement,  Jamââ El Fna   veut dire ‘’mosquée de l’anéantissement’’, une appellation provenant de l’état de ruine dans lequel se trouver cette dernière. Cette interprétation et en effet corroborée par plusieurs témoignages historiques qui font mention de l’existence à cette époque d’une mosquée en ruine dans la place. Cette place fut le premier site culturel classé patrimoine immatériel universel de l’humanité par l’UNESCO  en 1997. Théâtre en plein air, elle est animé tout en long de la journée et jusqu’aux dernière heures de la nuit par les charmeurs de serpents, les porteurs d’eaux, les monteurs de singes et les musiciens.

La place Jamaa El Fna

Elle constitue un univers riche, qui suscite la curiosité des habitants de la ville et des visiteurs venant découvrir cette ville impériale. Ce qui permet aussi à la place Jamaa el Fna d’être un lieu où les discours s’entremêlent, les légendes retrouvent vie. Le sacré devient sujet à la moquerie sans perdre son caractère sacré. Les parodies les plus acerbes deviennent conciliables avec les discours solennels religieux.  Chaque conteur possède un répertoire de récits et de légendes vieux de plusieurs siècles qu’il reçoit de ses prédécesseurs et transmet à ses disciples dans une langue familière  satirique. En effet chaque Marrakchi ou visiteur passionné de Marrakech garde en mémoire les noms grands exhibitionnistes tels Malik  Jalouk et Bakchikh. En effet le répertoire de ces artistes est riche de récits et contient des contes et anecdotes faisant la description des rites, des légendes historiques, des récits psychothérapiques des guérisseurs. C’est ainsi que la place   Jamaa El Fna  put résister à travers les siècles aux assauts de la modernité, de telle sorte que les Halquas continuent de connaitre un grand succès. De nouveaux talents se révèlent  et attirent  un public toujours  avide d’histoires et de connaissances.

Le pavillon de la Ménara

 Ce site est situé au sud de la ville.  Il fut réalisé  par le sultan Almohade Abdelmoumen  vers 1156. Ses jardins s’étendent sur plusieurs hectares et comportent des bassins spacieux qui sont protégés par de hautes murailles. Si les Almohades avaient le privilège de réaliser les jardins de la Ménara, le Sultan Alaouite Moulay Abderrahmann, lui, fit de Marrakech sa capitale. Le pavillon de la Menara qui serait le Menzeh, lieu de contemplation et d’admiration des paysages naturels fut l’œuvre du Sultan Alaouite Mohamed ben Abderrahman en 1870.

 La KOUTOUBIA  (Mosquée et Minaret)

La mosquée de la KOUTOUBIA fut édifiée en  1158 par le roi Almohade Abdelmoumen (1130-1163) sur le site de l’ancien Palais Almoravide appelé «Ksar El Hajjar » (Palais de pierres) détruit par les nouveaux maitres de Marrakech. Cette mosquée du Maghreb comporte un bassin circulaire. Elle était dotée d’une salle réservée au calife (maqsura) avec un système de sécurité basé sur des glissières mécaniques. Le Minaret de la koutoubia, haut de 77 mètres fut construit en pierres de tailles, en 1199, sur ordre de Yakoub El Mansour. La partie supérieure est décorée par une frise de carreaux de mosaïque de couleurs verte et blanche. Le Minaret comporte  une rampe qui permet de montrer vers le haut de la tour et d’accéder à des pièces couvertes de coupoles et possédant des colonnes avec des chapiteaux finement décorés et différents d’une colonne à l’autre. Ces dernières servaient de salles de cours de théologie pour les étudiants. La parure externe de la Koutoubia fut restaurée en 1995 par l’Association le Grand Atlas.

Il faut sensibiliser les jeunes sur l’importance de préserver  notre  patrimoine qui restera un lègue pour les générations d’avenir puisque le patrimoine reste le garant pour la pérennité de la culture traditionnelle marocaine. La culture véhicule toute une civilisation.

Ecrit par: Mohamed OUAQA
Master MPM 6
FLSH – Université Ibn Zohr
Agadir

 

 

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