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Conférence de Dr. Mahmoud Saidi à l’université Ibn Zohr

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« Introduction à l’émancipation de l’individu et de la société : acquis et revendications».

Jeudi 16 novembre 2017, la Facultés des sciences juridiques, économiques et sociales de l’université Ibn Zohr  a accueilli Dr. Mahmoud Saâdi, professeur chercheur en science de l’information et la communication à l’université Annajah à Nablous en Palestine et docteur en analyse de discours auprès de l’université Memphis, aux EUA, où il a enseigné pendant trois ans. L’invité y a donné une conférence devant un parterre de professeurs et d’étudiants dont la majorité poursuivent leurs études dans trois masters différents ; master Métiers et Pratiques des Médias (MPM), master Administration, Droits de l’homme et Démocratie (ADHD), master  de Dynamique  Sociétaire et transfrontière ; Maroc et Afrique de l’Ouest (DSTF-MAO), lesquels master sont les organisateurs de l’événement. La rencontre a été animée par Mohammed  Alachheb, professeur à la faculté des lettres et des sciences humaines de l’université Ibn Zohr et s’est déroulée dans la salle des conférences de ladite faculté a duré plus de trois heures, pendant lesquelles les coordonnateurs des masters MPM et ADHD ont expliqué leur vision et choix pédagogiques communs avant de remercier le conférencier  d’avoir accepté l’invitation. Puis M. Mohamed Alachheb a vite présenté les axes directeurs de la thématique, objet de la rencontre et a rendu la parole au Dr. Mahmoud Saidi.

Ce dernier, en tant que spécialiste de la communication, a ouvert son intervention par faire un diagnostic de la situation actuelle des sociétés et des individus, sur les plans médiatique et politique. Il s’est basé sur le roman « 1984 » écrit par George ORWELL en 1949 et où il dresse une image des sociétés futures et critiquant les modes de gouvernance et l’hégémonie de l’oligarchie médiatique. ‘’Big Brother ‘’ est celui qui est à la tête de ces gouvernements despotes qui perfectionnent des techniques modernes de surveillance et de contrôle des groupes et des individus. Pour le conférencier, le monde où nous vivons est l’exemple type de la société orwellienne inventée par l’écrivain dans son livre. C’est une société soumise, dominée et contrôlée par des puissances qui ne disent pas leur nom : lobbys économiques, conseillers politiques et industrielles. Le souci qui nous préoccupe est de pouvoir répondre à la question : comment libérer l’individu et la société en se basant sur l’existant comme entée et l’exigé comme sortie ? Cette dichotomie existant/exigé pose une double problématique ; rendre les individus conscient de leur réalité et, les convaincre de la possibilité d’améliorer  destinée. C’est là un travail qui incombe aux intellectuels et des journalistes, en premier lieu. Leur rôle est vital dans la mesure où ils sont les seuls à ne pouvoir recevoir d’ordres ou de consignes de personne, ce qui les rend capable à même de jouer un rôle de meneurs et d’éducateurs. Les premiers produisent et enseignent la science et les seconds ouvrent les yeux de leurs lecteurs. Information et instruction vont de pair. Ensemble, ils doivent lutter pour libérer le pensé et la pensée des gens. L’individu a besoin de  s’approprier une culture d’indépendance idéologique, afin de se doter  d’outils de réflexion et d’analyse, pour pouvoir faire les bons choix dans sa vie. Le conférencier n’a pas manqué de souligner l’importance des travaux et des idées de Noam Chomsky, entre autres.

Le professeur M.Omar  Abdouh  en reprenant la parole a affirmé  que l’état actuel et le marasme idéologique et culturel  assez répandu dans la société est dû aux médias locaux qui par leur styles archaïques répétitifs ne produisent que  la plèbe au niveau culturel  et politique , arrivant à ce que le fait de libérer l’individu et la société nécessite un arsenal médiatique  puissant et spécialisé mais libre et indépendant seul capable d’illuminer l’opinion publique et de permettre aux individus comme aux groupe de s’émanciper. Ainsi s’exprima aussi la professeure Mme Fatima Echaabi qui félicita le conférencier pour ses propos ô combien fructueux et riches d’enseignement pour les étudiants en formation aux métiers et pratiques des médias. M. khatri Charki, quant à lui, a bien voulu souligner l’impossibilité de la libération totale des l’individu et des sociétés tant qu’ils sont contrôlés par les industries médiatiques. Enfin Pr. Rachid Guedira préféra rester optimiste et garder espoir et mettre en avant la volonté, imitant par-là le philosophe  italien et d’irigine albanaise Antonio Gramsci.

La relation entre l’individu et la société est si compliquée qu’on le pense, surtout lorsque la société est atteinte d’une épidémie sociale, celle de suivre sans réfléchir et l’individu cramponné dans son individualise, fuyant  le groupe et la communauté, seuls garants d’une survie contre de tous contre les attaques et agressions de ceux qui prônent l’adage ‘’ Diviser pour régner ». C’est dans ce sens qu’a été mentionné le nom d’Eugène Ionesco qui avait prescrit les symptômes et les anomalies de telles sociétés. Ainsi il semble tout-à-fait légitime de nous demander si nous pouvions parler de «néo-rhinocérite » ?

ADIL  TLIDI                                     

MPM 5

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