Accueil Evénements Agadir a accueilli le 4ème Congrès de la CMA :

Agadir a accueilli le 4ème Congrès de la CMA :

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    « Apprendre le français, un projet personnel, un projet de vie »

La commission du Monde arabe, la fédération internationale de professeurs de français, et L’association Marocaine des enseignants de français (l’AMEF)ont organiséle 4ème congrès à Agadir auMaroc du 24 au 28 juillet à Universiapolis.ce congrès vient après Liège, Kyoto, et Bogota et avant Dakar, Athènes et Nabeul

La thématique choisie « Apprendre le français, un projet personnel, un projet de vie »

Est un thème qui illustre les préoccupations de plusieurs nations du monde arabe celle qui croit en la richesse que procure l’apprentissage de plusieurs langues, lefrançais qui possède un statut particulier en Afrique du nord en tant que langue d’enseignement, langue seconde, langue du travail, langue véhiculaire et langue d’administration dans les pays du Maghreb,

Bien que dans les textes officiels, on parle d’une langue étrangère on la trouve dans le quotidien la langue à la fois écrite, lue, parlée et reste dominante dans la plupart des domaines tels que la presse, les programmes télévisés, le cinéma, enseignes en français voire un dialecte mêlé de mots français outre les écoles supérieurs qui privilégient cette langue en tant qu’instrument de recherche scientifique a côté de la langue anglaise qui a envahie le monde entier.

Selon M. NajiChoukri président de l’AMEF :6 conférence ont été présentées, 105 communication ,123 ateliers,15 exposants,12 maisons d’éditions, 308 congressistes, 84,6 °/° de femmes, 23nationalités et 4 continents y compris les gens venus de Corés du sud, Russie, Pologne, États-Unis, Portugal, L’Italie, La France, Belgique, Burkina-Faso, Niger, l’Algérie et la Mauritanie, Liban, Égypt.Le Maroc le pays d’accueil

Par ailleurs les intervenants venus du quatre coins du monde et les améfiens ont célébré la francophonie par les activités et les ateliers élaborés par des experts dans la didactique et la recherche scientifiques notamment la formation des jeunes enseignants qui viendront d’intégrer le champs de l’enseignement en les encourageant et en les ouvrants des nouvelles pistes comme l’expliquait Mme Malika Bounaguiexprésidente de AMEF et vice-présidente de la commission du monde arabe CMA «  Lors de  ce congrès tendons leur la main, échangeant avec eux , offrons leur la possibilité de perfectionner leurs pratiques pédagogiques pour faire d’eux des enseignants de français performants , dotés de moyens pédagogiques efficaces et modernes »

Le congrès a proposé de multiples rencontres fructueuses : conférences, ateliers, tables rondes et activités culturelles ayant comme slogan « le français est une chance » et que cette langue doit être enseignée dans les meilleurs des conditions possible

Jean Michel DUFAYES a expliqué que ce congrès  a offert « une semaine de travail, d’échange des idées, de partage , le colloque est très réussi pour l’ambiance que les organisateurs ont pu créer , la qualité de l’organisation , les repas notamment , les excursions et les soirées», un hommage a été rendu aux organisateurs qui ont  assurés la gestion  de ce colloque au jour le jouren présentant une image positive de la ville d’Agadir surtout que le coté culturel animé par les sorties programmées afin d’encourager le tourisme culturel et la découverte de la ville d’Agadir et ses alentours

Des conférences accompagnées par des ateliers et de tables rondes voire des communications qui tourne autour de la question de l’enseignement-apprentissage de la langue de Molière ou la langue des demoiselles dans un but de répondre aux exigences de la mondialisation qui sont former un citoyen responsable , sociable et capable de mener à bien son rôle en tant qu’acteur et architecte du processus  positif et autonome pouvant s’intégrer dans n’importe quel milieu .

Conférences : six conférences ont été présentées, par une panoplie des maitres de conférences, la conférence inaugurale entamé  par M Jean Louis Calvet  portait sur « les langues dans le monde et la place de l’arabe » ,  ainsi M. Samir Marzouki professeur à l’université de Manouba Tunisie  a présenté dans son allocution « un petit banlieusard et le français :de la terreur au projet de vie » dont il raconte son expérience personnelle en tant que témoignage  qui montre comment il a réussi à transformer ce qui lui sembler un obstacle insurmontable en un atout majeur et un projet de vie en mettant l’accent sur le rôle joué par les enseignants dans cette évolution explique-t-il

La deuxième Conférence présentée par Dr Ahmed Belkadi et Jean Marc Defays

  1. Ahmed Belkadi le doyen de la faculté des lettres et des sciences humaines Université Ibn Zohr a expliqué dans son intervention que la langue française est fort présente à l’université Ibn zohr en particulier c’est une langue à la fois d’enseignement dans un bon nombre de filières en licence et en master notamment enseignée et appréhendée à travers les cours dispensés par le département de langue et littérature françaises

Jean Marc Defays  professeur à l’université de Liège et président de la fédération Internationale des professeurs de français dans son allocution a fait la distinction entre Français langue de culture et langue de service  et que le français est un projet de vie et projet de carrière «  il Ya fort à parier que le monde plurilingue et multiculturel auquel les professeurs de langues sont chargés de préparer la nouvelle génération de culturel que d’objectifs spécifiques, de langues de spécialités et autres compétences fonctionnelles pour survivre ou pour au moins bien vivre ensemble »

Conférence 3

Les TICE entre valeurs fonctionnelles et enjeux identitaires et culturels est le thème de la troisième conférence présentée par El Mostapha Chadli Responsable de la formation doctorale  et sciences du langage Université Mohamed V Rabat en clarifiant que « le savoir numérisé devient subordonnant, il est dynamique et interactif cependant les TICE conduisent souvent à confondre savoir et information et implique avec la mondialisation environnante, des enjeux culturels identitaires , linguistiques et culturels qu’on ne peut occulter dans l’usage et la pratique de l’enseignement des langues vivantes » .

L’Émergence de l’Anglais au Maroc et conséquences pour la francophonie est le sujet présenté par Abdeljalil El Idrissi Responsable de laboratoire de recherche LARSLAM et professeur de l’enseignement supérieur en science du langage en expliquant qu’en dehors de l’université « la langue française a changé de statut, elle est certes, fortement présente dans le paysage linguistique marocain mais se trouve menacée dans son rôle de première langue étrangère »

Professeur Mariella Causa de l’université de Bordeaux Montaigne dans son intervention a montré que le français en tant que deuxième langue apprise/enseignée dans les dispositifs d’enseignement bi/plurilingues, des bénéfices et des enjeux que cet enseignement sous-tend ainsi que de son rôle dans le panorama professionnel

Jean Claude Beacco, professeur à la Sorbonne Nouvelle s’est interrogé sile français est une  langue adoptive des enseignants en partant du constat que tout locuteur est potentiellement ou effectivement plurilingue aussi s’interrogeait -t-il sur quelles réorganisations du répertoire peut entrainer l’appropriation d’une langue « nouvelle » le français en l’occurrence dans le cas des enseignants dont c’est une langue de travail

Par ailleurs la conférence Clôture animée par Fatima Chnane-Davin Professeur à l’université Aix-Marseille et Jean -Pierre Cuq professeur à l’université de Nice, ont montrés que les professeurs de français doivent développer un véritable « réflexe francophone »

  1. OmarAbdouh professeur universitaire à la faculté des lettres et des sciences humaines d’Agadir et directeur du Master Métiers et pratiques des Médias a animé une table ronde autour de la réforme éducative au Maroc : le lancement des licences en éducation au nouveau complexe universitaire d’Agadir, lors de ce débat, les travaux de cette rencontre portaient sur la nouvelle stratégie de l’Étattracée pour améliorer le champ d’enseignement,M. Omar Abdouh expliquait que face au départ à la retraite des enseignants le secteur aura besoin de nouveaux profils qui prennent la relève.L’Université en s’engageant à la formation des enseignants cela produira sans doute des profils fonctionnels, et cela nécessite l’assistance

Des experts voire des praticiens pour bien maitriser le métier d’enseignement

M.Chafiki Fouad directeur des curricula MENFPERSRS a expliqué que le montage d’un programme de formation en LMD doit être centré  sur l’étudiant et orienter vers les résultats de son apprentissage en fonction des compétences qu’il doit acquérir à la fin de son parcours un futur enseignant doit avoir les quatre compétences à savoir :concevoir et planifier : il s’agit de préparer et organiser les activités des apprentissages en choisissant les contenus et en articulant les objectifs de son enseignement (avoir la capacité de planifier ses cours et bien maitriser la transposition didactique,avoir la capacité de chercher l’information )

La compétence mise en œuvre :la gestion des grandsgroupes,un enseignant doit savoir gérer la classe et remplir sa place en tant qu’un guide ou accompagnateur imposant sa présence par l’animation et la motivation des étudiants

 Compétence de L’évaluation :un enseignant doit avoir des compétences relatives à l’évaluation des apprentissages

La compétence en relation avec la recherche action, pour que l’enseignant devient un acteur et un praticien doit être initier et pratiquer cette recherche en collaboration avec les inspecteurs et d’autres professionnels du métier

 Ce sont  des compétences académiques à construire et des compétences professionnellesà construire et des compétences comportementales à construire et pour cela on a fait appel à l’université pour former les enseignants en  passant  d’une formation dans des centres de formation à la formation à un très haut niveau qu’est l’université.

  1. Adil Madhi Enseignant chercheur, docteur en didactique à Ibn Zohr et membre decomité d’organisation a signalé que le manque réside dans l’absence des formateurs des formateurs, des enseignants universitaires spécialisés dans la formation des enseignants donc il faut chercher ceux qui vont les former avant la formation même.

Tout compte fait,Le congrès a réussi de regrouper  les enseignants du français à un même endroitde différentes nationalités et plusieurs continents, ce qui leur permet de se rencontrer, d’interagir, de s’enrichir au contact les uns des autres sans omettre le programmeculturel riche quiétait conçu en organisant des visites intra et extramuros d’Agadir ces alentours

En marge du congrès de la commission du monde arabe de la FIPF, A l’issu de l’assemblée générale tenue Dimanche 28 juillet 2018 à laquelle ont assisté des enseignants de français le nouveau bureau national de l’AMEF a été élu ainsi :

Président
Naji Choukri:Président élu à l’unanimité
Amine Martah :Vice-président
Adil El Madhi:Secrétaire général
Massira El Mouhadder: Trésorière

Assesseurs:
Mounia Ennajmi,Naïma Seghrouchni, Hassan Belgra,Abdelmajid Azouine, Fatima Ichoua, Abdelilah El Hajjami, Lathefa Arsalane

 

Souad Maarouf @MPM

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